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Édition 2012

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Interview exclusive de Guillaume Bonnafond (ag2r la mondiale)

Guillaume BonnafondMB RACE : Guillaume, peux-tu te présenter ?
G.B : Alors, je suis né à Valence, j’ai 25 ans et je vis désormais à Aix les Bains depuis plus de 5 ans.
J’ai intégré le centre de formation AG2R de Chambéry où j’ai fini mes études en 2008. J’ai vraiment apprécié le cadre, les montagnes, les gens… Je me suis fait énormément d’amis et c’est ici que j’ai rencontré ma fiancée. AG2R LA MONDIALE m’a alors proposé d’intégrer l’équipe professionnelle et j’ai accepté sans hésiter.
Pour ce qui est du vélo, j’ai commencé par le VTT, depuis tout petit j’en faisais dans les petits chemins, près de chez moi. Je faisais également du basket en club. D’ailleurs la plupart des amis que j’ai encore aujourd’hui, faisaient partis de ce club de basket.
J’ai vraiment commencé à pédaler sérieusement à l’âge de 13 ans, avec mes premières courses officielles. Ce sont des copains qui m’ont motivé à participer et  c’est vrai que j’y ai vite pris goût. Je me suis tourné vers la route car il y avait peu de courses VTT à l’époque.

MB RACE : Pourquoi avoir voulu participer à la MB RACE CULTURE VÉLO ?
G.B : Le vélo sur route, c’est mon métier… Je ne dirais pas que je ressens de la lassitude car c’est ma passion, mais ça fait du bien de revenir à mon premier amour, le vélo tout terrain. Dans l’équipe, on se tire la bourre, on se taquine sur les courses de route et on a voulu se défier sur une course qui sortait de l’ordinaire ; pour cela quoi de mieux que la MB RACE CULTURE VÉLO !
L’an dernier, on souhaitait déjà y participer mais nous n’avions pas pu car notre calendrier était bien rempli. Pour cette 3ème édition, nous étions donc 3 du Team AG2R LA MONDIALE : Julien BERARD, Steve HOUANARD et moi-même. C’était vraiment sympa.

MB RACE : La météo a été difficile aujourd’hui n’est-ce pas ?
G.B : C’est sûr qu’elle ne nous a pas gâtée et a rendu les descentes très périlleuses. Parfois, j’ai dû descendre de mon VTT pour franchir certains passages. Dès que l’on a pu sortir des premiers kilomètres et que le soleil est revenu ça allait mieux. Ça restait difficile bien sûr, mais j’ai vraiment pris du plaisir avec les kilomètres qui avançaient. D’autant plus que je ne connaissais pas du tout le parcours, j’ai découvert la beauté du paysage avec le Mont-Blanc à chaque kilomètre.

MB RACE : Quelle stratégie avez-vous adopté pour la course?
G.B : J’ai voulu partir assez fort et essayer au maximum d’en garder sous le pied sur les parties les plus roulantes. Dès que ça devenait plus raide, j’essayais de dégager plus de puissance pour avancer un maximum. Avec l’entrainement, on commence au fur et à mesure à se connaitre, ça aide vraiment pour ce genre d’épreuve

MB RACE : Qu’est-ce qui vous a marqué ?
G.B : Vous allez rire mais dans une ascension, j’étais dans mon effort, en pleine montagne avec comme seul compagnon le vent, les cloches des troupeaux et les encouragements des spectateurs et là j’entends un bruit sourd, bizarre. Je regarde autour de moi et je commence à m’inquiéter ne sachant pas d’où provenait ce bruit de mécanique… Ça se rapprochait et là je lève les yeux et je vois un drone vidéo juste au-dessus de mon casque. Il m’a accompagné dans mon effort quelques instants pour me filmer et est ensuite reparti dans les airs. C’était super sympa, je ne m’y attendais pas du tout.
Mis à part cet épisode surprenant, je dirais que l’ambiance de la MB RACE CULTURE VÉLO est magique. Le village de Combloux avec les bénévoles, les spectateurs, la station, il y avait vraiment une ambiance particulière. Ça a vraiment été une journée sensationnelle pour moi.
MB RACE : Pourquoi avoir posé pied à terre à 100km ?
J’avais vu que l’année dernière, les coureurs avaient bouclés les 100 km en à peu près 6h00. Là j’arrivais à Praz-sur-Arly au kilomètre 100 en  environ 7h40, avec les conditions difficiles je ne voulais pas partir pour encore 2 heures de vélo minimum. J’ai décidé de m’arrêter.

MB RACE : Tes projets sur le vélo ?
G.B : Pour la fin de saison, je vais être sur le Tour de Wallonie, ensuite j’enchaine avec le Paris- Corrèze. Enfin je vais voyager un peu en me rendant avec le Team AG2R LA MONDIALE sur le Tour du Canada et le Tour de Chine.

MB RACE : Comment résumerais-tu la MB RACE CULTURE VÉLO ?
G.B : (Rire) La MB RACE, c’est simple : ça monte, ça descend, ça monte… et ça ne s’arrête jamais.
Je ne sais plus dans la montée de quel col je me disais « ça fait un moment que tu montes, il doit y avoir un ravitaillement normalement…Vraiment, mais où je vais !? ». Dans un virage, j’ai aperçu la tente du ravitaillement qui était encore tellement loin. À ce moment, ça a été vraiment compliqué, c’était interminable. Mais une fois arrivée en haut, on a une vue à couper le souffle. Un mélange entre la fatigue et la beauté du paysage… C’était exceptionnel !

MB RACE : Et l’année prochaine, tu seras là ?
G.B : Ça sera en fonction de mon calendrier,  mais si je peux, je signe tout de suite ! C’est vraiment une course folle. J’avais deux rêves en VTT, la MB RACE CULTURE VÉLO c’est désormais fait et le ROC D’AZUR.

MB RACE : Un dernier mot pour conclure ?
G.B : Je tiens à dire à Jean Christophe PERAUD, membre de notre équipe AG2R et spécialiste de VTT que ça va lui coûter cher en restaurant. Il me disait que jamais je n’arriverais à parcourir la course la plus difficile au monde et que si c’était le cas, il m’offrait le restaurant gastronomique… là je termine le 100 km et en plus devant Fred FRECH, l’addition au restaurant va lui coûter cher !

 

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