Interview | Jean-Philippe Hirsinger : pionnier de la MB Race

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Jean-Philippe fait parti de ces pionniers de la MB Race. Il a connu l’évolution de l’événement et revient tous les ans. Aujourd’hui il répond à nos questions et nous raconte comment il a vu évoluer la MB Ultra.

 

 

En 2019, vous participerez à votre 10e MB Race, quel exploit ! Nous sommes fiers de vous compter parmi les membres de la MB Family ! En 2010, lors de la première édition, vous vous êtes lancé ce défi, comment aviez-vous vécu cette première édition ?

A l’époque j’avais déjà l’expérience des courses VTT marathon en Suisse ou des classiques comme le Grand Raid Cristalp je ne partais pas donc pas dans l’inconnu. Le profil plus difficile de la MB Race et une région des Alpes que je ne connaissais pas étaient ce qui m’avait attiré. La longueur des ascensions et des portages en plein soleil sur les crêtes sont les souvenirs qui me restent de cette édition.

Etiez-vous arrivé jusqu’au bout ?

J’avais pu terminer les 100 km. La course avait été arrêtée par les orages et beaucoup de monde était redirigé vers la vallée avant la fin du parcours.

Au fil des années, avez-vous augmenté vos objectifs ?

J’ai essayé d’améliorer mon classement avec notamment la connaissance du parcours mais pas forcément la distance.

Au fur et à mesure, avez-vous travaillé sur un plan d’entrainement ?

Non je ne prépare pas spécifiquement la course mais je fais suffisamment d’épreuves avant, route ou VTT, pour arriver avec un niveau suffisant pour me faire plaisir.

Est-ce que le parcours vous semble plus facile, ou est-ce une épreuve difficile à chaque fois ?

Le parcours a été durci techniquement depuis les premières éditions mais reste très abordable techniquement même en semi rigide. Le passage au 29 pouces a aussi facilité le parcours. C’est le bon compromis entre difficulté techniques et physiques.

Vous avez connu des éditions sous la boue, la pluie, le soleil et la chaleur ? Est-ce qu’il en a une qui vous plus marqué que les autres ?

J’ai bien sûr connu tous les temps avec quelques éditions bien boueuses et glissantes ces dernières années. En 2016 ou 2017 le parcours était plus physique du fait de la boue collante et des longs portages, mais ce n’est pas forcément ce qui me reste en mémoire après la course. Je retiens plus les podiums que j’ai pu réaliser dans ma catégorie ou le déroulement de la course, petites chutes, problèmes mécaniques.

On parle de performance, mais la MB Ultra c’est avant tout un rêve et du plaisir. Toutes les arrivées que vous avez vécues ont-elles le même goût ?

J’ai toujours fait le 100 km à l’exception d’une année où j’ai dû m’arrêter au 70 km, déçu forcément. Le parcours nous permet de nous arrêter à 70, 100 ou de continuer sur le 140 km. C’est toujours tentant de s’arrêter avant quand on commence à être bien fatigué. J’ai le regret de ne pas avoir continué quelques fois sur le 140 mais en général, c’est un sentiment que j’ai une fois reposé.

Je n’ai connu qu’une seule année avec un problème mécanique sérieux : un dérailleur arrière bien abîmé qui pouvait lâcher à tout moment. J’étais bien sûr soulagé de voir l’arrivée.

Un objectif particulier pour cette 10e édition ?

Non pas spécialement mais si le temps est beau, le vent favorable, le VTT tourne bien et moi aussi je penserai au 140 km vers le 90e km.

Vous serez là pour la 20è édition en 2029 ?

C’est encore très très loin, mais le parcours évolue tous les ans un petit peu, cela évite la lassitude.

 

 

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