À 24 heures du jour tant attendu les finishers des années précédentes vous conseillent sur l’attitude à adopter pour cette dernière ligne droite !

Quel matériel est essentiel à emporter pour les 140 km ?

Antoine Socquet : Le vélo en parfait état de fonctionnement, une chambre à air, une pompe ou des cartouches de co2. Un multi outil avec un dérive chaîne et maillon rapide. Éventuellement des colliers riselans et du scotch.

 

Stéphane Beau : Comme pour toutes les courses, je pars avec une chambre à air, 2 cartouches de CO2, un démonte pneu, un multi outil + dérive chaîne et un maillon rapide. Je lubrifie ma chaîne à chaque étape (70 et 100 KM ) et je pars bien sûr avec des plaquettes neuves.

Frédéric Azzolin : 1 ou 2 chambres à air, un démonte pneu, un petit morceau de pneu (10cmx15cm) pour glisser entre la chambre à air et le pneu si on a une coupure du pneu, une pompe, un dérive chaîne, un outils multifonction, un maillon rapide, une patte de dérailleur, une couverture de survie, 2/3 pansements, du collyre. Pour le ravitaillement, toujours avoir un peu de quoi se nourrir et surtout ce qu’on a l’habitude de manger (pour moi, l’année passée c’est des petits carrés de polenta aux lardons pendant les 6-7 premières heures, sinon on ne supporte plus le sucré au bout d’un moment), de l’eau dans le CamelBak et 1 gourde un peu sucrée. Un coupe vent, un « k-way » et une frontale si on part sur la 140.

Que manges-tu la veille de la course et juste avant le départ ?

Antoine Socquet : La veille de la course je mange du riz avec des légumes et une viande blanche ou du poisson, puis une compote ou une banane en dessert.

Stéphane Beau : Je stocke en mangeant des pâtes et du riz ainsi qu’une viande blanche. Avant le départ, mon dernier repas consiste en un thé et une part de gâteau énergétique PUNCH POWER.

Frédéric Azzolin : Comme tout sportif, un bon plat de pâtes et de la viande blanche la veille et pour le matin, suivant l’envie, pâtes aussi ou œufs au plat, céréales, jus de fruits.

Psychologiquement, comment te conditionnes-tu pour le jour J ?

Antoine Socquet : Le jour de la course, je suis souvent assez détendu, c’est une course à part et longue donc je fais comme si je partais faire une journée de VTT dans la montagne et j’oublie un peu le côté course.

Stéphane Beau : Mon conditionnement a commencé dès l’édition 2018 : lorsque j’ai lâché dans ma tête, je me suis dit que je ne revivrai pas ça en 2019 et que sauf cas de force majeure, j’irai au bout. Le jour J, je me raccroche à la satisfaction d’aller au bout et de partager un bon moment avec mes proches et les potes de l’organisation au passage de la ligne.

Frédéric Azzolin : Pour ma part, sur 8 participations et 6 tentatives de 140 (5 fois au bout), mentalement, mon seul objectif était la 140. J’entends beaucoup de monde dire je vais à 100 et si ça va, je continue, ce qui est une erreur car à 100, on a réalisé un certain objectif, du coup on s’arrête là !
A partir du moment où j’avais décidé de faire la 140, pour moi il n’y avait pas d’autre course…

Comment appréhender son stress ?

Antoine Socquet : Il faut rendre le stress positif et stimulant.  Il faut faire avec et ne pas chercher à l’éviter. S’il est là c’est qu’on s’apprête à faire quelque chose qui effraie un peu, il nous aide à être à 100%!

Stéphane Beau : Pas de stress le jour de la course : si la forme est là, et qu’on a un super vélo alors il n’y a plus qu’à pédaler… De plus, on a l’avantage de partir tôt, donc pas le temps de cogiter : je me lève, je déjeune et c’est parti.

Frédéric Azzolin : Le stress est normal, je suis un ancien skieur de l’équipe de France de ski de bosses, le stress a toujours fait parti de moi. C’est ce qui nous aide à la performance mais il faut essayer d’y faire abstraction. Sur une MB, la pression première pour moi m’était souvent mise involontairement par les autres (copains, entourage, journalistes… car dès que tu as été au bout 1 fois, tout le monde t’attend pour les éditions suivantes). J’évacuais ce stress, en me disant que je n’avais aucun adversaire à part moi même, la mécanique ou la chute. Dès que la course est lancée, le stress n’existe plus.